Les conditions
Les terres choisies pour la tentative de record, réparties sur deux parcelles de 320 et 170 hectares, se situent à proximité de la ville de Chaplygin, à quelque 360 km au sud-est de Moscou. Cette région de terre noire, sans pierres, offre des conditions de culture favorables (pH de 5,8, teneur en humus de 6,4 %). Le rendement est limité par les précipitations annuelles, qui se situent entre 400 et 450 millimètres.
Avant leur ensemencement en maïs, les deux parcelles avaient été cultivées en blé d’hiver. Juste après la moisson, le sol a été travaillé superficiellement avec une déchaumeuse Horsch Joker 12 RT. Les parcelles ont ensuite été travaillées et fertilisées sans retournement. Un nouveau grattage superficiel a été effectué au printemps avec une Horsch Tiger 10 LT.
Contrairement à la surface utilisée pour le test, l’état superficiel des parcelles était optimal au début de la tentative de record, le sol étant bien sec. Les couches plus profondes contenaient toutefois encore beaucoup de terre noire très humide. La parcelle de test n’a pas pu être utilisée, car celle-ci avait été labourée et était trop humide à cause de la semelle de labour.
« Les vues fournies par le système TELEMATICS montrent bien que nous avons travaillé dans des conditions réalistes. Le premier champ n’était composé que de coins et de recoins », décrit Harald Lob, responsable du projet chez CLAAS. « Nous avons dû nous arrêter par trois fois, une fois parce que les organes du semoir étaient obstrués à cause d’une erreur de conduite, deux fois pour retirer du papier des éléments doseurs », ajoute Florian Ermer, son homologue chez Horsch. « Ce genre de choses fait partie du quotidien des agriculteurs. »
Après le record du monde, l’équipe a poursuivi son travail et traité les surfaces restantes, laissant derrière elle deux champs parfaitement ensemencés.

